Thaïlande, Bali, Vietnam : le guide devises ultime des pays d’Asie du Sud-Est

Thaïlande, Bali ou Vietnam : quelle devise emporter ? Baht, Roupie ou Dong, découvrez le guide complet pour changer vos euros au meilleur taux en Asie du Sud-Est.

ibrahim de Blumexchange
7 mai 2026

Asie du Sud-Est : trois pays, trois devises, une logique commune

Thaïlande, Bali (Indonésie), Vietnam : ces trois destinations concentrent une bonne partie des voyages longue durée des Français. Elles ont aussi en commun d'être des économies très orientées cash, où payer par carte dans un restaurant local ou un tuk-tuk n'est tout simplement pas possible. Bien gérer ses devises dans ces pays, c'est à la fois éviter les pertes de change inutiles et s'assurer qu'on a toujours les espèces qu'il faut au bon moment.


Voici les repères essentiels pour chacune de ces destinations.




L'essentiel à retenir

Dans ces trois pays, le cash est indispensable au quotidien. Les devises locales (baht thaïlandais, roupie indonésienne, dong vietnamien) se trouvent à de bons taux sur place, souvent meilleurs qu'en France. Les distributeurs locaux facturent des frais fixes par retrait : groupez vos retraits pour les limiter. La dynamic currency conversion est très répandue : refusez toujours de payer en euros depuis un terminal local.




Thaïlande : le baht, une devise bien gérée

Le baht thaïlandais (THB) est l'une des devises asiatiques les plus stables. En France, peu de bureaux de change le proposent en stock, et les marges atteignent souvent 5 à 8 %. Il est bien plus judicieux d'arriver avec des euros et de les changer sur place.


À Bangkok, les bureaux de change SuperRich (chaîne orange ou verte) sont une référence reconnue par les voyageurs expérimentés. Leurs marges sur le cours interbancaire tournent autour de 1 à 2 %, ce qui est excellent. On les trouve facilement dans les centres commerciaux et certaines rues commerçantes de Bangkok. Dans les zones touristiques comme Koh Samui ou Phuket, les taux sont moins bons : prévoyez votre change avant de partir vers les îles.


Les distributeurs thaïlandais facturent des frais fixes de 220 baht (environ 6 euros) par retrait, quelle que soit la somme. Pour limiter l'impact de ces frais, retirez des montants importants à chaque fois (5 000 à 10 000 baht) plutôt que de faire des petits retraits fréquents.




Bali (Indonésie) : la roupie et le risque des faux bureaux de change

La roupie indonésienne (IDR) vaut très peu à l'unité : vous manipulerez régulièrement des billets de 50 000 ou 100 000 roupies. Ne vous laissez pas impressionner par les chiffres, cela reste des sommes modestes en euros.


À Bali, certains bureaux de change affichent des taux très attractifs pour attirer les touristes, puis appliquent des "frais de service" ou modifient subtilement le taux au moment de la transaction. Pour éviter ça, privilégiez les bureaux de change agréés (PT Dirgahayu, PT Central Kuta) ou les bureaux affiliés à des banques reconnues. Vérifiez toujours le montant exact avant de signer ou de quitter le guichet.


Les distributeurs automatiques à Bali sont nombreux mais les frais varient beaucoup selon les banques. BNI et Mandiri sont généralement fiables. Comme en Thaïlande, refusez la conversion en euros proposée par le distributeur.




Vietnam : le dong, une devise à préparer sur place

Le dong vietnamien (VND) est quasiment introuvable en France, et quand on le trouve, les marges sont prohibitives. La solution la plus efficace : arrivez avec des dollars américains ou des euros, et changez sur place dans les banques ou bureaux de change officiels.


Hanoi et Ho Chi Minh-Ville disposent de nombreux points de change fiables dans les quartiers commerçants. Les bijouteries agréées (un phénomène local) proposent parfois de bons taux sur les grandes devises. Les aéroports vietnamiens ont des taux corrects à l'arrivée pour un premier change, mais restez prudent pour les montants importants.


Le Vietnam est encore très orienté cash, même dans les grandes villes. Prévoyez toujours une réserve suffisante pour plusieurs jours, surtout si vous partez vers des zones rurales ou des villes secondaires.




La carte bancaire en Asie du Sud-Est : utile mais pas suffisante

Les cartes sont de plus en plus acceptées dans les hôtels, restaurants touristiques et boutiques des grandes villes. Mais dans les marchés locaux, les transports, les petits restaurants de rue et la majorité des commerces hors des zones touristiques, le cash reste la seule option.


Utilisez Revolut ou Wise pour vos paiements par carte : vous bénéficierez du taux interbancaire sans frais supplémentaires, dans la limite de votre forfait. Pour les retraits aux distributeurs, Revolut offre 200 euros de retrait gratuit par mois, au-delà desquels des frais de 2 % s'appliquent.




En pratique : préparer son change avant de partir

Pour ces trois destinations, la stratégie est similaire : n'achetez pas les devises locales en France (trop chères ou introuvables). Emportez des euros ou des dollars en cash, et changez sur place dans des bureaux de change reconnus dès votre arrivée en ville. Avant de partir, vérifiez sur Blumexchange si des bureaux de change près de chez vous proposent de bons taux sur le baht ou la roupie, pour ceux qui préfèrent partir avec une réserve de départ.


Une carte Revolut ou Wise en complément vous couvre pour les paiements par carte et les retraits d'appoint. Avec cette combinaison, vous avez ce qu'il faut pour voyager sereinement dans toute l'Asie du Sud-Est.

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